Technicien posant un piège à rats dans une cave d'immeuble
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Équipe Protect Nuisibles

Publié le 30 juillet 2026

Rats & souris Mis à jour le 17 août 2026

Dératisation remboursée : qui paie vraiment la facture ?

Sommaire

La réponse en 30 secondes Mis à jour le 17 août 2026

Le propriétaire paie quand l’infestation vient d’un défaut du bâtiment ou préexistait à l’occupation du logement ; le locataire paie quand elle résulte de son propre comportement (nourriture en vrac, déchets mal gérés). Le bailleur est tenu de délivrer un logement décent et de le maintenir en l’état pendant tout le bail, au titre de l’article 6 de la loi du 6 juillet 1989. En pratique : courrier recommandé avec accusé de réception, photos horodatées, délai raisonnable de 15 jours souvent retenu. Sans réaction, vous pouvez saisir la commission départementale de conciliation, contacter l’Agence Régionale de Santé, puis le tribunal judiciaire. En copropriété, les parties communes relèvent du syndic et les frais passent en charges, répartis selon les tantièmes. L’assurance habitation, elle, exclut presque systématiquement les nuisibles.

Vous avez trouvé des crottes sous l’évier, entendu des grattements derrière une cloison, ou pire, aperçu un rat traverser votre couloir. La question qui vient immédiatement : qui va payer l’intervention ?

C’est une question légitime, et la réponse dépend de votre situation concrète : locataire, propriétaire occupant, copropriétaire ou bailleur. Voici ce que dit la loi, ce qui se passe dans la vraie vie, et comment agir sans perdre de temps.

La règle de base : qui est responsable de l’infestation ?

Celui dont vient l’origine du problème : le propriétaire pour un défaut du bâtiment, le locataire pour un comportement en cause.

La répartition des frais repose sur une logique simple. Si l’infestation vient d’un défaut du bâtiment (structure, isolation défaillante, réseau d’assainissement) ou qu’elle préexistait à l’occupation du logement, c’est au propriétaire de prendre en charge la dératisation. Si elle résulte d’un comportement du locataire (stockage de nourriture en vrac, déchets mal gérés, entretien insuffisant), la charge revient à ce dernier.

En pratique, la frontière n’est pas toujours nette. Un rat peut entrer par un trou dans la fondation que personne n’a remarqué depuis des années. D’où l’intérêt de documenter la situation dès les premiers signes, par écrit et avec photos.

Locataire : quels sont vos droits face au bailleur ?

Exiger un logement décent, donc sans infestation de rongeurs, pendant toute la durée du bail.

Le bailleur a une obligation légale de délivrer un logement décent et de le maintenir dans cet état tout au long du bail. C’est l’article 6 de la loi du 6 juillet 1989 qui le dit clairement. Un logement infesté de rongeurs n’est pas un logement décent.

Si vous êtes locataire et que vous constatez une infestation :

  • Envoyez un courrier recommandé avec accusé de réception à votre propriétaire en décrivant précisément la situation.
  • Joignez des photos horodatées.
  • Fixez un délai raisonnable pour qu’il mandate une entreprise (15 jours est souvent retenu).

Si le propriétaire ne réagit pas, vous pouvez saisir la commission départementale de conciliation, contacter l’Agence Régionale de Santé ou, en dernier recours, le tribunal judiciaire. Certains locataires font appel à un huissier pour constater l’infestation, ce qui renforce considérablement leur dossier.

Câbles électriques rongés par des rats dans un faux-plafond, gaine plastique arrachée
Des câbles rongés sont un signe d’infestation rodents actif, et un risque incendie réel à ne pas négliger.

En revanche, si vous avez laissé traîner des déchets alimentaires ou si vous n’avez pas signalé des petits trous d’entrée malgré des signes évidents, une partie de la responsabilité peut vous revenir.

Propriétaire bailleur : que devez-vous savoir ?

Le traitement curatif d’un logement infesté reste à votre charge ; seule la dératisation préventive d’une cave ou d’un local poubelles peut, selon les cas, passer en charges récupérables.

La dératisation est une obligation du propriétaire dès lors que le logement est mis en location. Vous ne pouvez pas mettre à la charge du locataire un traitement lié à un défaut structurel de votre bien.

Par contre, les charges locatives récupérables prévoient que certains frais d’entretien courant peuvent être répercutés. La dératisation préventive d’une cave ou d’un local poubelles entre, selon les cas, dans les charges récupérables listées par le décret du 26 août 1987. Mais un traitement curatif sur un logement infesté reste à votre charge.

Si votre bien est à Paris ou dans une grande ville dense, les infestations par rats et souris sont fréquentes, notamment en sous-sol et en rez-de-chaussée. Les propriétaires bailleurs parisiens le savent bien : les interventions de dératisation à Paris sont souvent déclenchées après signalement locataire, et mieux vaut agir vite pour éviter une propagation à l’immeuble entier.

Copropriété : comment les frais sont-ils répartis ?

En charges de copropriété, réparties entre tous les copropriétaires selon les tantièmes habituels.

En copropriété, la dératisation des parties communes (caves, parking, local poubelles, espaces verts) relève du syndic. Les coûts sont intégrés aux charges de copropriété et répartis entre tous les copropriétaires selon les tantièmes habituels.

Le syndic peut agir sans vote préalable en cas d’urgence sanitaire avérée. Dans les autres cas, la décision se prend en assemblée générale. Si vous êtes copropriétaire et que vous constatez une infestation dans les parties communes, signalez-le au syndic par écrit. Il a l’obligation d’agir.

Pour votre lot privatif en revanche, la charge vous revient, sauf si l’origine de l’infestation est clairement liée aux parties communes (un rat qui entre par la cave collective, par exemple).

Et l’assurance habitation dans tout ça ?

Elle ne couvre presque jamais les nuisibles : c’est une exclusion quasi systématique des contrats standards.

Boîtier d'appâtage résistant aux enfants et animaux posé le long d'une plinthe dans une cave
Les boîtiers d’appâtage sécurisés protègent les enfants et les animaux tout en restant accessibles aux rongeurs.

Soyons directs : les assurances habitation classiques ne couvrent pas les nuisibles. C’est une exclusion quasi systématique dans les contrats standards. Quelques formules haut de gamme ou extensions spécifiques peuvent prévoir un remboursement partiel, mais c’est rare.

La seule façon de le savoir avec certitude : appelez votre assureur et demandez-lui explicitement si les “dommages causés par les rongeurs” ou “les frais de traitement anti-nuisibles” sont inclus dans votre contrat. Ne lisez pas les plaquettes commerciales, lisez les conditions générales ou faites-vous les lire.

Quand personne ne veut payer : que faire ?

C’est le scénario classique. Le locataire renvoie au propriétaire, le propriétaire renvoie au locataire, le syndic dit que ça vient de l’appartement du dessous. Pendant ce temps, les rongeurs prolifèrent.

Dans ce cas, un traitement professionnel de dératisation reste la priorité absolue, quitte à régler la question financière ensuite. Une infestation qui s’étend coûte beaucoup plus cher à traiter, et les risques sanitaires (leptospirose, salmonellose) sont bien réels.

Gardez toutes vos factures. Elles serviront de pièce justificative pour vous faire rembourser, que ce soit par votre propriétaire, votre syndic ou votre assurance.

Que pouvez-vous faire maintenant ?

Obtenir un devis d’un professionnel certifié, pour avoir un chiffre précis à soumettre au responsable.

Vous avez identifié votre situation et vous savez qui devrait théoriquement payer. La prochaine étape concrète : obtenir un devis d’un professionnel certifié pour avoir un chiffre précis à soumettre au responsable.

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Questions fréquentes

Les réponses aux questions qu'on nous pose le plus.

Un locataire peut-il demander le remboursement d'une dératisation à son propriétaire ?

Oui, si l'infestation préexistait à son entrée dans les lieux ou si elle concerne les parties communes. Dans ce cas, le locataire adresse une demande écrite au propriétaire. Si ce dernier refuse, le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation.

La dératisation est-elle prise en charge par les assurances habitation ?

Rarement. La plupart des contrats d'assurance habitation excluent les nuisibles de leur couverture. Quelques contrats premium ou extensions 'protection du logement' peuvent prévoir un remboursement partiel. Vérifiez vos conditions générales ou appelez directement votre assureur.

En copropriété, qui décide de la dératisation et qui paie ?

C'est le syndic qui mandate un prestataire pour les parties communes, et les frais sont répartis entre copropriétaires selon les tantièmes. Le vote en assemblée générale est obligatoire sauf urgence avérée, où le syndic peut agir sans délai.

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Cet article a été rédigé par notre équipe éditoriale et relu par des techniciens 3D certifiés (agrément biocide), à partir de l'expérience de notre réseau de professionnels partenaires partout en France.

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